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 [Dark Fantasy] Les deux larrons : le donjon noir

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egregorein
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MessageSujet: [Dark Fantasy] Les deux larrons : le donjon noir   Dim 24 Fév - 12:30

Premier extrait de ma dernière nouvelle : les deux larrons et le donjon noir :

Les lourdes gouttes de pluie glacées s'abattaient avec force sur la haute silhouette encapuchonnée se faufilant dans l'étroite ruelle, essayant tant bien que mal d'y faire passer un cheval récalcitrant.

L’homme avançait lentement, péniblement dans l’obscurité ambiante et froide. Il pouvait voir le souffle de la bête l’envelopper et se mêler au sien pour s’élever en épaisses volutes de fumée dans le ciel automnal. Il n’aurait su dire si le crépuscule était déjà tombé tant les noirs nuages les oppressaient de leur pesante chape. Tout autour de lui retentissait le vacarme assourdissant du château-fort assiégé se mêlant au grondement tonitruant de l'orage en une odieuse cacophonie de cris, de pleurs et de tonnerre. Lorsqu'il arriva au bout de la venelle il s'arrêta brusquement et s’immobilisa dans les ombres. Devant lui, une troupe de soldats débraillés se précipitaient, ventres à terre, vers les grandes portes, sous les aboiements rauques et imagés d'un sergent d'armes vindicatif. Leurs visages émaciés et leur équipement usé en disait long sur leurs piètres chances de survie. Il les laissa rejoindre le noir giron de la Mort comme ils furent happés par des ombres affamées. Puis il poursuivit sa route, tirant avec force sur la bride de sa carne, empruntant la direction opposée sous le regard silencieux et hostile du colossal donjon noir.

Le chemin boueux avait été dégagé manu militari afin de faciliter les manœuvres militaires, aussi lui était-il relativement aisé de progresser vers la poterne, point de départ de sa fuite loin de l'enfer dans lequel il s'était retrouvé. Le siège avait commencé depuis plus de six mois et les dernières vivres avaient été dévorées il y a maintenant trop longtemps. Les troupes du Voivode(1) Gula « le dépeceur » avaient fortement accentué la fréquence de leurs assauts, et prélevaient leur lourd tribu en vies humaines à chaque tentatives. Ces hommes-là aimaient semer la mort et le tourment. C’était des soudards disciplinés et violents –la pire des combinaisons- vétérans de nombreuses batailles, toutes remportées dans le sang, la fureur et les larmes.

Ils ne vivaient que pour le combat, le viol et le pillage. De terribles adversaires.

La perspective de se faire embrocher sur un créneau moisi raviva soudain en lui la flamme impérieuse du désir de vivre. Quant à mourir de faim ou de soif, très peu pour lui. Il n’était pas de cette trempe-là, à attendre que la mort vienne le cueillir comme un fruit trop mûr. Il préférait tenter sa chance en fuyant ce mouroir humide. Il avait pleinement conscience qu’il jouait là sa vie. II ne connaissait que trop bien le châtiment réservé aux déserteurs. Ils seraient sans pitié.

C’était une entreprise désespérée, le dernier baroud d’honneur d’un vétéran, sa dernière chance.

- Quelle bande de fous de rester ici à attendre la mort. se dit-il comme il observait les alentours éclairés par les quelques torches presque consumées.

Malgré le sévère couvre-feu en vigueur il aperçut çà et là les ombres enhardies de réfugiés affamés cherchant le moindre reste, la moindre miette, le plus petit asticot à se mettre sous la dent.

Ici l'ordre social en vigueur dans la société Ostlav(2) appartenait à un passé révolu. De jeunes et rachitiques enfants disputaient ici de maigres touffes de lichen brunâtre à un adulte édenté; d'abord les rouant de coups, il finit par leur céder sous une grêle de pierres. Là le corps d'une vieille femme gisait dans une marre de boue et de sang s'écoulant de son crâne alors qu'elle était détroussée par un jeune adolescent au visage horriblement déformé par une méchante vérole.

Son cheval attirait de nombreux regards prédateurs mais aucun de ces crève-la-faim n'osaient s'approcher de lui, ou plutôt ne voulait surtout pas se frotter à sa longue épée à double tranchants qui dépassait de sa pèlerine crottée. Quelques-uns parurent pourtant tenter leur chance lorsqu'ils aperçurent sa lourde bourse pleine des couronnes dérobées à feu le capitaine des grandes portes.

Ils pourraient échanger celles-ci au donjon contre quelques épluchures et os à moitié rongés, ce qui aurait constitué un véritable festin pour eux.

Il ne suffit à Bogdan que de relever sa capuche et leur jeter un seul regard lourd de sens pour les faire déguerpir en couinant comme des chiots apeurés. Un éclair déchira alors le ciel d’encre et éclaira son rude visage de matamore couturé de cicatrices aussi bien anciennes que récentes. Son unique œil d’un vert émeraude contrastait violemment avec la cavité de son autre orbite ; son nez, cassé en plusieurs endroits, finissait de brosser le portrait d’un vétéran qui avait vu plus que son lot de batailles acharnées. Il s’agissait là d’un homme pour qui tuer devait être aussi naturel que respirer.

La commissure de ses lèvres épaisses se tordit en un rictus de mépris alors que les aspirants détrousseurs détalaient.

Le spadassin grogna en rabattant sa capuche sur son épais crâne rasé et entraîna une fois de plus sa monture bornée à sa suite en direction des remparts se faufilant en contrebas du chemin de ronde là où les ombres étaient plus denses. Il entendit une course de bottes ferrées égaillé par le cliquetis d’une cotte de mailles passer au-dessus de sa tête et pria les Illustres Familles(3) que son crétin de cheval ne saisisse cette opportunité pour hennir. Il se demandait même si l’animal n’était pas possédé par quelque esprit malin comme le racontait le folklore local des hautes-marches de Sovika. Le cheval le regarda d’un air vide et apathique.

- Conneries de cul-terreux, finit-il par s’avouer à lui-même en secouant la tête. Décidemment ça faisait trop longtemps qu’il était ici. Il fallait qu’il foute le camp et vite, se disait-il.

La patrouille du chemin de ronde avait passé son chemin depuis un petit moment lorsqu’il reprit sa progression en direction de la poterne. Il avait appris que celle-ci n’était gardée que par un seul homme et qu’elle s’ouvrait sur une petite corniche qui descendait en pente douce vers une partie des douves peu profonde, idéale pour y faire traverser un cheval et son cavalier à l’insu de tous.

Il pensait avoir ses chances de parvenir à traverser les lignes ennemies du Voivode Gula occupée à tenter de percer une brèche dans les remparts. Ensuite il galoperait à bride abattue à travers l’arrière-pays Sovik jusqu’au guet de Zmelnié et de là il gagnerait la province de Novzenia où il pourra allègrement dépenser ses couronnes prises sur le cadavre de ce porc d’Ivgueny.

Oui, ça lui semblait un bon plan.

Sa rêverie éveillée fut soudain interrompue par un concert d’aboiements et de grognements. Presque aussitôt une douzaine de silhouettes de lévriers massifs émergèrent, babines retroussées, au détour d’une balle de foin, et chargèrent droit sur Bogdan et sa monture ! Il lui fallait réagir promptement où il serait dévoré vivant.

Avec une vivacité déconcertante il se retourna et donna une violente bourrade sur la croupe de son cheval. Surprit par le geste celui-ci fonça droit en direction de la meute affamée qui se ruait à la curée. Aussitôt les chiens se jetèrent sur le pauvre animal qui se cabra, envoyant un des lévriers s’écraser brutalement contre une bâtisse en torchis. Un autre couina lorsque les sabots ferrés l’eurent mortellement piétiné.

Bogdan ne fut pas en reste. Deux lévriers s’étaient détachés des autres et foncèrent droit sur lui. Epée en mains, il se positionna de côté. Présentant ainsi son flanc aux bêtes il voulait protéger sa gorge, cachée par son épaule. Il cueillit le premier chien au vol, d’un puissant coup de taille qui lui brisa l’échine en un craquement sec. Le second lui sauta au cou dans un claquement de mâchoires. Au même moment, comme s’il avait anticipé l’attaque, Bogdan se jeta sur le lévrier. La tête rentrée entre ses épaules il percuta l’animal de toute sa masse en un violent coup de boutoir. La bête, sonnée, tentait péniblement de se relever lorsque le spadassin enfonça dans son poitrail un bon mètre d’acier. L’épée s’était même enfoncée dans le sol et il dut s’arque-bouter pour pouvoir la retirer du corps encore chaud de la bête.

Le cheval continuait de tenir tête aux molosses malgré leur nombre. Un troisième gisait désormais dans la boue, victime des redoutables sabots de la vieille carne. Du sang coulait désormais abondamment du flanc de celle-ci et on pouvait distinguer un os saillir de l’une de ses pattes. Malheureusement, malgré sa résistance féroce, deux des molosses le saisirent au col et elle finit par s’effondrer sous leur poids avant d’être rapidement mise en pièces par la meute enragée.

Bogdan avait profité de la diversion pour tenter de se glisser tant bien que mal entre une casemate et les remparts auxquels elle était accolée. L’interstice était mince mais c’était un homme souple et malgré sa haute taille et sa cote de cuir bouilli il parvint à s’y faufiler juste à temps. Il entendit des aboiements frénétiques et sentit l’odeur fauve des bêtes sur ses talons. Puis il ressentit une traction vers l’arrière comme un des lévriers avait attrapé sa pèlerine dans sa gueule écumante de bave. Le chien avait une force incroyable et il se sentit peu à peu traîner en arrière. Ayant littéralement le visage collé contre le mur de la maison ses mouvements étaient très limités. Il tenta d’atteindre la dague qu’il cachait dans sa botte mais ne put plier les genoux suffisamment. D’autres molosses s’étaient joints à la fête et commencèrent à tirer eux aussi sur la solide pèlerine. La fibule de celle-ci appuyait désormais très fortement contre sa glotte, coupant sa respiration. Bogdan grogna et finit par l’attraper entre ses dents. Il mordit de toutes ses forces sur l’aiguille retenant l’étoffe et sentit du sang ruisseler le long de sa langue. Il serra encore plus les dents jusqu’à tordre le métal suffisamment pour faire détacher la cape qui fut mise en pièces par les lévriers. Deux autres molosses se joignirent à la fête en déchiquetèrent le vêtement alors que le déserteur avait déjà disparu.

Au loin, provenant des hauteurs du donjon noir, une voix d’une puissance phénoménale, assez forte pour couvrir le vacarme ambiant, retentit dans la nuit.

- Mangez mes enfants ! Repaissez-vous de la chair, étanchez-vous du sang de vos proies ! Les faibles n’existent que pour satisfaire les puissants ! A l’hallali ! A l’hallali !!!

Bogdan reconnu la voix du Kniaz(4) Pavel dit le Fol et ce n’était pas sans raison qu’il avait reçu ce surnom… et pourtant cet homme avait été un héros dans sa jeunesse, connu comme ayant été le pourfendeur du dernier Smej(5). Il avait décidé de toutes sortes de lois toutes plus folles les unes que les autres, comme celle d’avoir décidé de lâcher ses chiens en liberté et de condamner à la peine de mort quiconque lèverait la main sur eux. De sa cachette Bogdan leva les yeux vers l’édifice cyclopéen et crut y discerner une vague silhouette hirsute penchée du haut d’une fenêtre.

La voix se mua alors en un rire démentiel qui fit écho au grondement du tonnerre avant de s’éteindre en une note funeste.

Bogdan était finalement arrivé en vue de la poterne. Celle-ci était bel et bien gardée par un seul et unique garde qui grelotait sous l’averse glaciale. Quelques cages à prisonniers étaient suspendues le long des remparts la surplombant et oscillaient au rythme des bourrasques en un inquiétant gémissement métallique.

Ayant perdu sa monture, il était désormais obligé de voyager à pied et il faudrait qu’il revoie ses plans d’évasion mais cette fâcheuse perspective ne sut entamer sa détermination à s’échapper du château-fort de Zarka. Il trouverait bien une solution le moment venu, improviser était devenu comme une seconde nature pour lui. Il était trop près du but pour abandonner, il lui fallait réussir ou mourir.

Il ramassa une grosse pierre qui avait sans doute été déchaussée du rempart et la lança loin devant lui pour s’écraser bruyamment dans un monticule d’ordures de l’autre côté de la place. Le garde se retourna en direction du bruit, offrant ainsi son dos à la lame du spadassin déjà au clair. Il franchit en quelques enjambées la distance le séparant de son infortuné adversaire occupé à déterminer la nature de ce qu’il avait entendu. Un éclair fendit à nouveau l’obscurité ambiante et révéla au garde l’ombre menaçante qui s’étirait derrière lui en un geste funeste. Il fit alors brusquement volte-face et para in extremis le coup de taille oblique porté par un Bogdan, surpris d’avoir été découvert.

- Alerte ! Alerte ! A moi ! hurla aussitôt le garde paniqué qui avait reculé sous l’assaut.

Bogdan fit un ample moulinet de sa dextre et feinta une attaque vers le bas ventre pour remonter vers le visage. Le soldat, dépassé par la technique, ne parvint qu’à légèrement dévier la longue lame d’acier qui lui entailla une large partie du cou, d’où jaillit un flot de sang. La jugulaire sectionnée, l’homme tituba et finit par tomber à genoux en gargouillant avant de recevoir le coup de grâce vertical asséné par l’épée bâtarde tenue à deux mains. Le cadavre tressaillit avant de s’effondrer sur le côté en un angle bizarre.

Emporté par sa fougue, Bogdan ne remarqua pas le second garde qui, sans doute alerté par les cris de son pair, s’apprêtait à l’embrocher de dos avec sa lance. Il y eut alors un grincement suivit d’un bref claquement et le garde s’effondra sur le sol boueux, le crâne défoncé par la cage qui était tombée droit sur lui. Bogdan se retourna subitement, prêt-à-porter une botte à un potentiel adversaire, lorsqu’il vit la cage et le curieux individu qui tentait de s’en extirper. Celui-ci était beaucoup plus petit que lui d’au moins une tête et demie. Son corps était cependant trapu avec un cou de taureau et de larges épaules dominant de petits bras aux muscles noueux. Son visage rond, ses hautes pommettes et ses yeux en amandes trahissaient ses origines Tajniks, des nomades nordiques, chasseurs de rennes. Celui-ci finit par forcer la porte métallique après plusieurs coups de pieds et sauta à terre, contemplant le cadavre du garde d’un air satisfait sous le regard circonspect du spadassin qui n’avait pas rabaissé son épée.

- Du calme l’ami.En voilà des façons de remercier celui qui vient de vous sauver la vie, lui lança le petit homme d’une voix étonnamment calme et clair.

-Sans moi tu aurais été épinglé au mur comme une vulgaire tête de loup au-dessus d’un âtre. Alors si tu pouvais pointer ton épée ailleurs que vers ma tête, j’apprécierais le geste, dit-il en lui faisant un geste d’apaisement de ses mains encore enchaînées.

Bogdan considéra le nouveau venu un instant puis abaissa son arme. Il entendit des vociférations au loin et se précipita vers la poterne sans prêter la moindre attention au Tajnik. Il poussa un juron coloré lorsqu’il aperçut les lourdes chaînes qui en barraient l’accès.

- Foutre de yak consanguin ! Ces fientes de charognes l’ont condamnée !

il saisit à nouveau sa lourde épée et commença à l’abattre avec force sur les lourdes chaînes qui semblaient crier sous les coups redoublés.

- Si tu continues à faire ça, c’est nous que tu vas condamner l’ami ! Indiqua le petit homme comme l’écho du métal contre le métal résonnait à la ronde.

- Au purin tes remarques Tajnik ! Garde-les bien pour toi. Je sais pas pour toi mais moi j’ai décidé de ne pas crever ici ! Pesta le spadassin toisant le prisonnier d’un regard noir.

- Oui, alors que moi j’avais bien décidé de me laisser sagement bouffer par les corbeaux l’ami. Ce que je veux dire c’est qu’on en est au même point tous les deux et qu’il nous faut trouver un autre moyen de sortir d’ici ! Ecoutes !

Bogdan tendit alors l’oreille et entendit le cliquetis caractéristique de la maille venir dans leur direction. Ils se lancèrent alors tous deux un regard explicite.

- Foutons l’camp ! lancèrent-ils en chœur, lorsqu’une flèche siffla à quelques pouces de la tête du déserteur. Un groupe d’archers en cotte de mailles, venant de faire son apparition, commençait à décocher ses traits sur le duo du haut des remparts.

- Des espions du Dépeceur ! avaient crié les gardes.

Les deux hommes se précipitèrent ventre à terre vers les bâtisses en torchis alentours, le Tajnik en tête, sous une salve de flèches qui les manquèrent tous deux de peu. Accroupis à l’abri de leur poursuivants ils reprirent un instant leur souffle. Plus loin ils entendirent des soldats hurler des ordres. Les mailles cliquetèrent à nouveau comme les archers se déplaçaient pour trouver un nouvel angle de tir.

- Maintenant ! lança Bogdan en repartant de plus belle vers le centre du château-fort et le donjon. Ils dévalèrent le chemin principal prenant soin d’éviter de s’étaler dans les nombreuses marres de boues qui la constellaient. Ne ralentissant la cadence même d’un seul pas, ils se ruaient droit devant eux sans savoir réellement où ils allaient. Au détour du chemin, ils aperçurent un autre groupe de soldats armés jusqu’aux dents surgir d’une rue adjacente et se précipiter sur eux.

- Par-là, viens, suis moi ! indiqua le Tajnik à l’Ostlav en désignant une ruelle semblant s’ouvrir sur une placette. Ils s’y précipitèrent, essuyant une nouvelle salve de flèches mal ajustées et débouchèrent devant un large puits. Bogdan jura quand il s’aperçut que la placette terminait en cul-de-sac. Les cris et les invectives des soldats se rapprochaient dangereusement d’eux.

- Pauvre crétin de Tajnik ! brailla-t-il en empoignant par le col son comparse.

- Tu nous as amené à un putain de cul-de-sac ! On est mort maintenant ! Prépare-toi à te battre, moi je vais leur vendre ma peau au prix fort ! pesta le spadassin en tirant son épée face à la ruelle, ses traits déformés en une expression de pure férocité.

- Attends l’ami ! Regardes plutôt. Tu vois ça ? Le petit homme lui révéla un signe à peine perceptible taillé dans la roche du puits.

- C’est un pictogramme de voleur. Ça veut dire « entrée ».

Bogdan l’observa d’un œil incrédule. Les gardes étaient presque arrivés à la ruelle et ils pouvaient entendre leurs vociférations très distinctement.

- Une entrée sur quoi? Ça veut dire quoi c’te fiente gravée ?

- Je ne sais pas mais je ne vais pas attendre que nos amis nous l’expliquent ! Au fait moi c’est Koda. lui dit le prisonnier en se jetant séance tenante dans le puits.

Bogdan considéra rapidement la situation. D’un côté de la ruelle une meute de soldats sanguinaires le prenant pour un espion. Ils le tortureraient pendant des heures avant de le donner à bouffer aux chiens sans doute. De l’autre, un trou béant.

- Et merde ! jura-t-il en rengainant son épée avant d’y sauter à son tour.

Un éclair illumina alors le puits et se refléta sur l’étrange pierre noire et parfaitement lisse. La même pierre dont était fait le donjon…

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------1 : un seigneur de guerre

2 : peuple humain

3 : la religion Ostlave basée sur la vénération de deux dynasties de rois mythiques

4 : un noble important, équivalent d'un duc

5 : un dragon
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Aramis
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MessageSujet: Re: [Dark Fantasy] Les deux larrons : le donjon noir   Dim 24 Mar - 18:22

J'aime beaucoup votre texte, l'ambiance est vraiment sympa. Cela me fait penser au début du film Ladyhawke. J'apprécierais grandement connaître la suite... Peut-être sur www.ymagineres.net ? Wink
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